Beaubien, pour un vestiaire masculin qui a du caractère !

C’est un fait, nous ne vous parlons que très peu de mode sur le blog… et pourtant nous y sommes plus que sensibles. C’est pourquoi Maxime a eu envie de partager avec vous l’une de ses adresses favorites de la capitale.

C’est totalement par hasard il y a 2/3 ans lors d’une balade dans la rue Notre Dame de Nazareth qu’il est tombé sur la devanture de Beaubien qui l’a tout de suite interpelé grâce à une décoration minimaliste d’inspiration scandinave. Après un petit coup d’oeil sur les portants en cuivre du plus bel effet, c’est un véritable coup de coeur pour Max. Beaubien offre ainsi une sélection de marques du monde entier à la qualité irréprochable et propose à la fois des pièces intemporelles avec d’autres plus créatives mais toujours avec l’exigence de proposer de belles coupes et de belles matières. Les amateurs de marque à l’esprit streetwear / workwear / vintage ne sont pas en reste car Julien fait la part belle à ses marques qui puisent dans l’histoire du vestiaire masculin. On retrouve ainsi chez Beaubien des marques comme Norse Projects, Our legacy, Battenwear, Gitman vintage, Ebbets Field, les japonais d’orSlow ou la marque anglaise Sunspel. Un vrai multimarque de caractère sur Paris où il est possible d’acheter de belles pièces à des prix plutôt contenus alors on dit forcément oui! Comme on aime la démarche de Julien Bouzereau, le très sympathique créateur de la boutique qui a notamment fait ses armes chez Kitsuné, on lui a posé également quelques questions pour en savoir plus sur la boutique et on vous propose de découvrir ça ainsi que des photos de la boutique ci-dessous.

 

1. Salut Julien, pour commencer peux-tu te présenter et nous parler brièvement de ton parcours?

Cela fait très longtemps que je m’intéresse à la mode, et de façon générale aux beaux objets. J’ai suivi une formation généraliste en marketing que j’ai complétée par une spécialisation en management de la mode à l’IFM. Si j’ai tardé à concrétiser ma passion pour la mode masculine, l’évidence d’ouvrir ma propre boutique s’est confirmé au fil de mes différentes expériences.

 

2. Depuis quand la boutique existe t-elle ? Tu peux nous dire comment t’es venu l’envie de créer ta propre boutique et comment le projet s’est mis en place ?

J’ai ouvert la boutique il y a quatre ans. Je trouvais l’offre en mode masculine casual assez réduite à Paris, surtout comparée à d’autres capitales. Il y avait beaucoup de marques qu’on ne trouvait que difficilement et j’ai eu envie de proposer une sélection complémentaire. J’ai alors choisi de m’installer dans un quartier en plein essor au cœur de Paris : rue Notre-Dame-de-Nazareth, tout près de la place de la République, où les grossistes en textile laissent peu à peu la place à un mix très parisien de commerces indépendants.

 

3. Pourquoi ce nom « Beaubien » ?

« BEAUBIEN » c’est d’abord le nom d’une station du métro de Montréal. C’est aussi un clin d’œil à toutes les marques japonaises qui se choisissent un nom composé de deux mots français – et qui au final ne veut souvent rien dire ! « BEAUBIEN » est également le reflet de mon exigence et de l’objectif de la boutique qui est de proposer des produits de qualité.
4. Est-ce qu’il y a des magasins, marques qui ton inspiré, influencé pour monter ton projet ?

Il y a quelques boutiques, essentiellement à l’étranger (Angleterre, USA-Canada, Scandinavie, Japon), que je suis attentivement et qui font un travail remarquable. Le fait qu’elles cultivent souvent un certain éclectisme me plait. Je ne veux pas que la boutique ne parle qu’à une poignée d’initiés d’un style particulier. J’aime l’idée de penser la sélection comme une playlist où les divers titres forment un univers cohérent.

 

5.  Peux-tu nous parler des marques que l’on retrouve dans ta boutique ? Quels sont tes critères de sélection ? Vises-tu un type de client en particulier ou te bases tu plutôt sur tes goût personnel ?

Les marques de la sélection viennent d’un peu partout : Scandinavie, USA, Japon, France… Certaines ont des inspirations contemporaines, souvent proches du « minimalisme » scandinave (Our Legacy, Norse Projects, Coltesse, Howlin’), d’autres des références workwear et/ou puisées dans le vêtement vintage (Arpenteur, orSlow, Ebbets).
Il est important pour moi de travailler avec elles sur le long terme, ce qui suppose de leur part un réel savoir-faire, celui de se renouveler de collection en collection tout en gardant une direction cohérente.
La sélection est volontairement réduite, avec des partis pris chaque saison, d’autant plus que la boutique n’est pas immense. Mais j’essaie de faire en sorte qu’elle soit le plus variée possible, ce qui est parfois un véritable casse-tête ! Je privilégie les pièces faciles à porter, avec des coupes simples, des matières raffinées et des détails subtils. Ce sont au final de faux basiques qui en ont la polyvalence mais pas la banalité.
Pour choisir je m’appuie beaucoup sur mes goûts mais pas seulement. Je tiens aussi compte des ventes et des commentaires des clients, tout en restant à l’écoute des marques qui me contactent.
Je n’ai pas de type de client particulier en tête. L’idée est vraiment de parler à une cible large en proposant des vêtements faciles à mixer et interpréter. Par exemple, même si la boutique propose exclusivement une offre décontractée, il est important d’avoir des pièces polyvalentes : une parka qu’on peut porter au-dessus d’un costume ou des chemises faciles à intégrer dans un dress code formel.

 

6. D’ailleurs peux-tu nous décrire ta clientèle ? As-tu un profil de client qui ressort ?

La clientèle est très diverse, un peu à l’image de la variété des marques de la sélection. Il n’y a pas de profil type, si ce n’est l’envie de trouver des produits de qualité, qui sortent de l’ordinaire mais restent faciles à porter. C’est une recherche qu’on va trouver chez les clients ultra avertis comme chez ceux qui le sont moins.

 

7. On est ravis de retrouver une marque japonaise comme Orslow dans ta sélection. Tu as un penchant pour les marques nippones ?

Ce que j’apprécie particulièrement chez les marques japonaises c’est l’attention qu’elles portent au produit. Elles n’ont pas une approche marketing, et cela s’en ressent dans l’esprit de leurs collections. Ce sont des marques pour lesquelles les produits parlent d’eux-mêmes, chose assez évidente chez orSlow ou cableami par exemple. On sent une vraie passion dans leur travail et les matières sont toujours incroyables, avec ce côté à la fois raffiné et brut que j’affectionne particulièrement.

 

8. Y a t’il des marques avec lesquelles tu rêverais de travailler un jour ?

Je suis très content des marques avec lesquelles je travaille. Chaque saison je pars d’une feuille blanche, je peux intégrer des nouveautés et travailler la sélection sous un angle différent.

 

9. En complément de ta boutique, tu proposes également tes produits à la vente sur un e-shop. As-tu toujours eu l’idée de lancer la boutique en ligne ou était-ce plus une nécessité par rapport à la concurrence ?

J’ai lancé le e-shop un an après l’ouverture de la boutique. L’idée d’avoir un complément online à la boutique physique s’est rapidement imposée pour développer sa visibilité et toucher une clientèle plus large, internationale notamment. Ce que je vois au quotidien, c’est que le e-shop est devenu un service attendu par les consommateurs et utilisé quasi systématiquement pour préparer une venue en magasin. Cela permet une expérience client plus intéressante, puisque la visite peut alors se concentrer sur le produit, les matières, l’essayage, la découverte des marques.

 

10. Quel-est ton utilisation des réseaux sociaux pour la boutique mais aussi à titre perso ? Penses-tu qu’il est nécessaire aujourd’hui d’y investir du temps, voir de l’argent, pour qu’un projet réussisse ?

A titre personnel, je les utilise pour m’informer et trouver de l’inspiration, je suis spectateur et pas du tout contributeur.
Pour la boutique, Instagram en particulier est devenu un outil de communication incontournable. Il est nécessaire d’y investir un minimum de temps et de ressources pour annoncer les nouveautés et ne pas se faire « oublier » par rapport à la concurrence. Les produits sont au centre de mon projet, et j’aime dire qu’ils ont toujours représenté l’essentiel de mes investissements. C’est ce que j’essaie de retranscrire dans la communication.
Après, je pense aussi qu’il est important de prendre du recul. La qualité de la sélection et l’expérience client me paraissent être au final les éléments les plus décisifs. Mais il est vrai qu’en tant qu’indépendant, il n’est parfois pas évident de rivaliser avec la qualité et la cadence des contenus produits par de plus grosses structures.

 

11. Quels sont tes projets à venir pour la boutique ?

Plus que de grands développements, pour le moment il y a beaucoup d’optimisations à faire. Continuer à améliorer la sélection, développer la notoriété/visibilité de la boutique, mettre en place une véritable stratégie de contenus (site et réseaux sociaux, événements), améliorer la mise en valeur des produits en ligne et en boutique.

 

12. Quels sont tes spots shopping vêtements, déco favoris ?

La Trésorerie (11 rue du Château d’Eau, Paris 10e) et Welcome Bazar (11 rue Boulle, Paris 11e) qui proposent de beaux produits, tout en simplicité.

 

13. Et tes adresses food coup de coeur ? Tu as une cantine dans ton quartier ?

Il y a deux adresses que j’apprécie particulièrement dans le quartier pour mes repas du midi : Banh Mi (81 rue de Turbigo, Paris 3e) où Angela concocte d’excellents banh-mi et bobuns à partir de produits frais (à tester également le poulet au curry vert le mardi), attention au piment qui peut être très très relevé ! ; Mmmozza (57 rue de Bretagne, Paris 3e) et ses sandwichs préparés minute avec des ingrédients directement venus d’Italie. Pour une cuisine créative à tomber, il y a Elmer (30 rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3e), juste en face de la boutique.

14. Où t’évades-tu de Paris ?

J’aime bien partir loin pour vraiment déconnecter. Mais j’ai aussi redécouvert les petits week-ends en Europe, dernièrement Rotterdam et Porto, deux villes agréables à explorer et avec de très bonnes adresses.

 

Beaubien
21, Rue Notre Dame de Nazareth – 75003 Paris

 

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1 commentaire

  • Félicitations à vous deux pour l’interview d’une part et pour les photos d’autre part !

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